La chance, une compétence

On m’a beaucoup dit « Oui mais pour toi c’est facile, tu as de la chance ». Un jour ça a fini par m’énerver alors j’ai essayé d’analyser ce que je faisais que les autres ne font pas. J’en ai tellement trouvé que j’ai écrit une conférence que j’ai donné dans des entreprises et à la School of Life.

Chance vient du latin cadentia : tomber. Avoir de la chance c’est accepter de prendre le risque de tomber. En anglais on dit « take a chance » qui est plus invitant que « prendre un risque ». Pourtant pas de chance sans se mettre en danger : Si on ne lance pas les dés au jeu, on ne peut pas gagner. Si on applique ce principe à la vie on peut choisir de prendre le risque de lancer les dés, ou ne pas bouger et prier pour que la vie ne le fasse pas pour nous. Choisir l’immobilisme c’est parier sur le fait que tout va rester tel quel. Le chanceux souvent devance les coups du destin, démissionne avant d’être licencié, saute avant qu’on le pousse.

Le chanceux reste un humain comme les autres et peut se faire surprendre par la vie, être rejeté, viré, tomber malade ou avoir un accident. Ce qui le différencie dans ce cas, ce n’est pas ce qui lui arrive mais ce qu’il en fait. Transformer une catastrophe en miracle, c’est le talent du chanceux : profiter d’un licenciement pour tout remettre en question et se reconvertir, rebondir après une rupture amoureuse et accomplir un rêve, réinventer sa vie, se remettre en question.

Bien sûr il y a une part de « destin », tout le monde ne part pas avec les mêmes cartes, tout le monde n’a pas les mêmes atouts, mais tout le monde peut choisir de transformer ce qui lui arrive en bénédiction plutôt qu’en malédiction. Et si ça ne marche pas ? Alors accepter de ne pas tout comprendre ni tout contrôler, avoir confiance en la vie, tirer les leçons des échecs, rester résolument optimiste.

 

Mon roman feelgood « Va vers ta peur » paraît chez Marabout

On m’a demandé depuis quand j’écris. Je n’ai pas su répondre. Peut être depuis que je sais former des lettres et composer des phrases ? Un peu ridicule et finalement assez prétentieux. Quand est ce que j’ai réalisé que j’écrivais est peut être la question à laquelle répondre. Là encore je ne sais pas. Au lycée mon écriture m’a permis de me sortir de contrôles surprises où mes connaissances n’étaient pas à la hauteur, c’est là que j’ai pris conscience que mes mots avaient le pouvoir de faire oublier, d’embuer, d’emmener ailleurs, au moins mes professeurs. Alors j’ai écrit, à la fac, puis très vite des interventions à l’antenne pour la radio, des articles pour la presse féminine, des guides pratiques, des posts de blog. J’ai écrit sans oser me lancer. Sans tenter quoi que ce soit d’un peu personnel. Jusqu’au jour où j’ai compris que je ne serais jamais heureuse si je n’essayais pas. Alors je me suis rendue dans un atelier d’écriture, et pour la première fois j’ai vraiment tenté l’expérience de la page blanche, la vraie. Par chance je suis tombée sur un écrivain extraordinaire qui m’a comprise et encouragée. Qui a vu derrière mes figures de style maladroites le potentiel, la possibilité d’un livre. Grâce à ses remarques je me suis lancée, j’ai écrit un roman, raconté à ma façon des moments très intimes, je me suis sentie nue, démunie. Surtout quand, malgré les réactions positives d’autres animateurs d’ateliers et écrivains reconnus, en dépit des remarques prometteuses de mes proches, j’ai commencé à recevoir des lettres de refus. Pour ne pas me décourager je suis remontée à la source : pourquoi est ce que j’ai voulu écrire ? Quand s’est produit le déclic ? J’en ai parlé avec une éditrice avec qui je voyageais en train pour me rendre à une signature pour mon dernier guide de développement personnel, elle a aimé mon histoire au point qu’elle m’a proposé de l’écrire. Ecrire en sachant que j’allais être lue, c’est tout à fait différent. Oser me dévoiler, raconter mes moments absurdes, mes doutes, mes faux pas. Ce premier roman édité qui techniquement est mon deuxième, sortira le 6 février. Il s’appelle « Va vers ta peur », c’est Marabout qui a cru en moi, pas Gallimard ni Grasset, certains diront que ça n’est pas vraiment de la littérature, d’autres que ce n’est pas tout à fait un récit, ou bien peut être personne n’en dira rien. Tout ce que je sais c’est qu’il est né de mon envie d’encourager chacun à se lancer, vivre ses envies et lâcher ses idées reçues.

Ikigai et mutlipotentialité

Plus on a de cordes à son arc plus il est complexe de savoir ce pourquoi on est fait.

Quand on est multipotentialiste, trouver son ikigai peut permettre de donner une cohérence, un fil rouge à un parcours en apparence chaotique.

On ne panique pas, trouver son ikigai ne veut pas dire que vous n’allez plus faire qu’une seule chose dans votre vie, bien au contraire, vous allez être bien plus libre encore d’explorer de nouveaux domaines et de nouvelles compétences que vous pourrez assumer plus ouvertement car vous saurez pourquoi vous agissez.

Ikiga c’est à la fois la raison d’être mais aussi la joie de vivre, trouver son ikigai c’est trouver pourquoi on se lève le matin, c’est sortir du mode robot et vivre pleinement.

Alors comment trouver sa joie de vivre, sa raison d’être puisque c’est ce que signifie le mot ikigai en japonais ? En apprenant à se connaître.

On voudrait savoir tout de suite en réfléchissant cinq minutes. En réalité on le trouve quand on prend enfin le temps de se poser les bonnes question et qu’on arrête de se mettre la pression.

Quelques questions à se poser pour commencer à ouvrir votre réflexion :

  • Qu’est ce qui compte le plus pour vous dans la vie ? Quelles sont vos valeurs ? Pour les trouver, cherchez du côté de ce qui vous révolte dans le monde
  • Quelles sont les activités que vous adorez pratiquer ? Et parmi celles ci celles dans lesquelles vous êtes (sans fausse modestie) doué et expérimenté ?
  • Auprès de quel public êtes vous à l’aise ? Les femmes ? Les enfants ? Les personnes âgées ? Les dirigeants ? Vous pouvez être attiré par plusieurs sortes de public différents, listez les quand même.
  • Comment pourriez vous concrètement changer les choses dans le monde ? Quelle contribution avez vous envie d’apporter (si vous en avez envie, vous en êtes capable) ?
  • Si vous étiez un super héros, quel serait votre super pouvoir ? Et quelle serait votre mission ?

Ces premières questions peuvent vous donner un début de sens. Bien sûr il faut affiner mais c’est un bon début, vous avez la base, à vous de jouer !

 

 

Ikigai ou trouver sa raison d’être

Ikigai est un mot japonnais que j’aime beaucoup car il désigne à la fois la raison d’être d’une personne, sa mission de vie, mais aussi la joie de vivre. Intéressant mélange non ? Lier le travail à la joie… Pas très français.

 

Et pourtant la tendance est au changement de carrière, plus lors de la fameuse crise de la quarantaine, mais de plus en plus tôt : on se remet en question, on a envie de donner du sens à ce que l’on fait.

 

Chacun, selon les Japonais, a un voire parfois plusieurs ikigai cachés. Leur révélation exige une longue investigation sur soi, c’est une recherche de l’ordre de l’intuition plus qu’intellectuelle bien sûr puisqu’il s’agit surtout de le sentir.

 

Une telle quête est considérée comme essentielle, puisqu’on pense que la découverte de son ikigai apporte la satisfaction et du sens à sa vie. En particulier dans la culture Okinawa où l’ikigai est perçu comme une raison de se lever le matin. D’après Dan Buettner, auteur américain travaillant pour National Geographic, l’ikigai serait, au delà de leur régime très connu, une des raisons de la fameuse longévité des Japonais dans cette région.

 

En effet se lever heureux et se remplir de joie par le travail que l’on va accomplir cela fait rêver.

 

Alors comment trouver votre/vos ikigai ? En vous posant les quatre questions fondamentales du moins pour trouver votre voie pro, car l’ikigai peut aussi être une personne, votre famille, vos enfants.

  • Qu’est ce que j’aime ? Quelles sont mes passions ? Mes valeurs ?
  • Quels sont mes talents ? Mes dons ?
  • De quoi le monde a-t-il besoin ?
  • Qu’est ce qui peut me rapporter de l’argent ?

 

Ce que vous aimez, la question peut sembler simpliste mais on se la pose si peu, et on prend si peu le temps d’y répondre honnêtement qu’en fin de compte elle est plus complexe qu’il n’y parait. Un excellent moyen de trouver un début de réponse est de vous replonger en enfance et de repenser à ce qui vous animait très jeune, avant que l’on vous dise que c’est inutile ou impossible. Une autre piste : penser aux activités qui vous font vous sentir vivant, celles qui font défiler les heures comme des secondes.

 

Pour trouver vos talents il faut regarder du côté des compliments que l’on vous fait souvent, c’est une bonne piste. Observez aussi ce que vous faites avec une grande facilité mais qui parait complexe voire impossible aux autres. On a tendance à sous estimer ou à ne même pas remarquer nos talents tant ils nous semblent évidents et faciles, soyez vigilents.

 

Ce dont le monde a besoin, l’info est peut être plus simple à trouver, reste à faire coïncider la réponse avec ce que vous êtes capable d’apporter.

Ce qui peut vous rapporter de l’argent, c’est l’aspect le moins fun de la question mais qui reste essentiel. Rassurez vous généralement quand vous aimez faire quelque chose pour lequel vous avez du talent et dont le monde a besoin, il est rarissime que cela ne soit pas rémunérateur, reste à trouver comment, et là il faut parfois faire preuve de créativité et de débrouillardise, mais c’est une autre histoire.

 

Pour trouver votre Ikigai, voici l’accompagnement que j’ai conçu, c’est un livre plein d’exercices qui vont vous guider pour une découverte essentielle : celle de ce qui vous fait avancer

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