Mon roman feelgood « Va vers ta peur » paraît chez Marabout

On m’a demandé depuis quand j’écris. Je n’ai pas su répondre. Peut être depuis que je sais former des lettres et composer des phrases ? Un peu ridicule et finalement assez prétentieux. Quand est ce que j’ai réalisé que j’écrivais est peut être la question à laquelle répondre. Là encore je ne sais pas. Au lycée mon écriture m’a permis de me sortir de contrôles surprises où mes connaissances n’étaient pas à la hauteur, c’est là que j’ai pris conscience que mes mots avaient le pouvoir de faire oublier, d’embuer, d’emmener ailleurs, au moins mes professeurs. Alors j’ai écrit, à la fac, puis très vite des interventions à l’antenne pour la radio, des articles pour la presse féminine, des guides pratiques, des posts de blog. J’ai écrit sans oser me lancer. Sans tenter quoi que ce soit d’un peu personnel. Jusqu’au jour où j’ai compris que je ne serais jamais heureuse si je n’essayais pas. Alors je me suis rendue dans un atelier d’écriture, et pour la première fois j’ai vraiment tenté l’expérience de la page blanche, la vraie. Par chance je suis tombée sur un écrivain extraordinaire qui m’a comprise et encouragée. Qui a vu derrière mes figures de style maladroites le potentiel, la possibilité d’un livre. Grâce à ses remarques je me suis lancée, j’ai écrit un roman, raconté à ma façon des moments très intimes, je me suis sentie nue, démunie. Surtout quand, malgré les réactions positives d’autres animateurs d’ateliers et écrivains reconnus, en dépit des remarques prometteuses de mes proches, j’ai commencé à recevoir des lettres de refus. Pour ne pas me décourager je suis remontée à la source : pourquoi est ce que j’ai voulu écrire ? Quand s’est produit le déclic ? J’en ai parlé avec une éditrice avec qui je voyageais en train pour me rendre à une signature pour mon dernier guide de développement personnel, elle a aimé mon histoire au point qu’elle m’a proposé de l’écrire. Ecrire en sachant que j’allais être lue, c’est tout à fait différent. Oser me dévoiler, raconter mes moments absurdes, mes doutes, mes faux pas. Ce premier roman édité qui techniquement est mon deuxième, sortira le 6 février. Il s’appelle « Va vers ta peur », c’est Marabout qui a cru en moi, pas Gallimard ni Grasset, certains diront que ça n’est pas vraiment de la littérature, d’autres que ce n’est pas tout à fait un récit, ou bien peut être personne n’en dira rien. Tout ce que je sais c’est qu’il est né de mon envie d’encourager chacun à se lancer, vivre ses envies et lâcher ses idées reçues.

Comment connaître mes talents ?

On a tous des talents très différents et très variés.

La limite de ces talents c’est que très souvent on ne les reconnaît pas.

Si quand on vous fait un compliment vous dites souvent :

  • Oh non mais c’était très facile
  • Tu sais tu pourrais le faire toi aussi
  • J’ai eu beaucoup de chance
  • Ça ? Oh c’est rien

Ou autres répliques dévalorisantes c’est très probablement que vous n’avez pas conscience de vos talents.

Comment savoir quels sont vos talents ?

Voici un petit exercice qui peut vous aider :

Listez sur une feuille blanche les 5 choses sur lesquelles on vous complimente le plus souvent

Puis listez les 5 situation les plus difficiles que vous avez réussi à surmonter : quelles ont été les qualités que vous avez mis en oeuvre ?

Et enfin faite une longue liste de tout ce que vous savez faire. Peu importe la valeur que vous y accordez, mettez tout du fait de savoir recoudre un bouton, au super pot-au-feu qui fait le bonheur de vos proches en passant par consoler vos copines déprimées ou même faire des grimaces qui font rire les enfants.

Prenez ensuite le temps de relire vos listes et essayez de voir ce qui revient : ce sont vos dons, vos talents principaux. Leur combinaison et votre façon de les utiliser fait de vous un être unique et irremplaçable, le monde a besoin de vos talents : utilisez les !

 

Osez briller

Souvent dans mes consultations je me retrouve confrontée à un phénomène très répandu : la peur de briller.

Je me trouve face à des personnes très talentueuses, très intelligentes, pleines de dons mais qui préfèrent, consciemment ou pas, les laisser en sommeil pour ne pas déranger, ne pas trop s’imposer.

Leur argument quand on met à jour le souci : Mais qui suis-je pour me permettre d’aspirer à gagner ma vie avec ce job/ être une artiste reconnue / être au top dans mon domaine ?

Il est vrai que l’on est éduqué à se minimiser, à être humbles car « ça ne se fait pas » d’avoir envie de briller. Si jamais on a un peu d’ambition on nous reproche vite d’avoir « les dents qui rayent le plancher » ou pire d’être prétentieux. Et ce dès l’enfance. On nous remet en place « Tu te prends pour qui ? » « Tu sais combien de personnes vivent de ce métier aujourd’hui ? » « Pfff tu rêves »

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Du coup plus on avance plus on s’éteint. On choisit d’être dans la norme. De ne pas trop déborder pour ne pas déranger. Et on passe à côté de sa mission de vie. Car oui, très souvent on a conscience de ce que l’on devrait faire, ce que l’on pourrait apporter au monde mais on s’autocensure. On se brime comme l’ont fait ceux à qui on a eu le malheur de confier nos ambitions un peu folles ou étonnantes.

Observez vous, surveillez votre censeur intérieur, que dit il quand vous rêvez de succès ? Notez bien ses remarques et essayez de comprendre d’où elles viennent. Souvent vous reconnaîtrez un proche, un prof, une institutrice. Le simple fait de remarquer que cette voix intériorisée n’est pas la vôtre va vous en libérer. Pour lui clouer le bec définitivement, trouvez les réponses les plus concrètes possibles à ses remarques. Par exemple « Tu es nulle » => « Non regarde, j’ai réussi tel et tel examen difficile, j’ai fait mes preuves en réussissant ceci et cela ». A chaque petite phrase assassine trouvez la réponse et ne vous laissez plus écrabouiller.

Qui êtes vous pour briller ? Il est grand temps de prendre la question à l’envers : De quel droit privez vous le monde de vos dons ?