Mon déclic de changement de carrière

Mon parcours est très atypique et j’ai changé plusieurs fois de métier. Aujourd’hui je voudrais vous raconter le déclic qui m’a donné envie de dire adieu à ma vie de blogueuse mode. Ce moment précis où j’ai su que je n’étais plus à ma place.

Je tenais depuis six ans carolinedaily.com le blog marchait bien et j’avais la chance d’en vivre. Je faisais le tour du monde pour suivre les fashion week. Sur le papier un job de rêve. Dans la réalité, en ce qui me concerne, moins.

Le déclic est arrivé au festival de Cannes.

J’y étais invitée dans d’excellentes conditions : coiffée et maquillée par L’Oréal – comme les stars, habillée par Elie Saab – vous savez les robes de tapis rouge à paillettes et froufrous, et chaussée par Louboutin – la semelle rouge, conviée à toutes les soirées les plus vip avec un seul but : faire rêver mes lectrices en racontant mes aventures quotidiennes.

En vrai :

Deux heures de coiffure maquillage par jour c’est drôle le premier, pénible le deuxième, une épreuve le troisième !

Les robes Elie Saab n’étaient pas du tout coupées pour moi, j’avais l’air d’un sac dans la plupart, sans compter que les plus belles étaient réservées aux « vraies » stars. Accessoirement elles sont toutes hyper légères, à Cannes en mai il fait souvent froid le soir et quand on n’est pas Kristen Dunst on fait la queue partout : pour les marches, pour les soirées, sans compter que beaucoup de soirées sont sur la plage donc dehors dans le vent.

Les Louboutin sont magnifiques mais 10 à 12cm de talons pour arpenter Cannes de long en large, on marche beaucoup au festival, c’est de la torture chinoise. Plus sur les plages le sol est fait de parquet avec des planches assez écartées les unes des autres, un vrai jeu de précision pour marcher sans tomber.

Il y a toujours plus vip que la soirée où vous êtes invité, surtout à Cannes, on a toujours l’impression de ne pas être à la bonne soirée car il y en a trop.

Au delà de ces considération que toutes mes copines – et probablement vous aussi – considéraient comme des caprices de petite fille trop gâtée, je ne me sentais pas légitime, j’avais l’impression de n’avoir rien à faire là.

Et c’est le troisième soir de cette mascarade, à minuit, une coupe de champagne rosé à la main, dans la soirée la plus inaccessible du jour, mon chignon sur la tête qui tire, ma robe qui gratte, mes escarpins qui m’écrasent les orteils, me sentant déguisée, essayant de sourire à l’objectif du charmant photographe d’un magazine sur les people la nuit, n’y parvenant pas, que j’ai compris.

J’étais au top de ce que ce job pouvait offrir et je me sentais très mal. Je n’arrivais même pas à sortir un faux sourire pour une photo tellement au fond j’étais triste.

Telle Cendrillon je suis partie en courant de la soirée – pieds nus sinon c’est impossible – j’ai pleuré 48 heures et je me suis juré de changer radicalement de vie. Tout ça n’avait aucun sens et là était le problème.

J’ai mis près d’un an à trouver un début de nouvelle direction et encore deux à la préciser. Il m’a fallu du courage pour abandonner mes privilèges, mais aujourd’hui je me sens enfin moi même et ça n’a pas de prix.

Et vous qu’est ce qui vous a fait changer de carrière ? Qu’avez vous dû abandonner ? Qu’y avez vous gagné ?

 

 

 

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Ikigai ou trouver sa raison d’être

Ikiga est un mot japonnais que j’aime beaucoup car il désigne à la fois la raison d’être d’une personne, sa mission de vie, mais aussi la joie de vivre. Intéressant mélange non ? Lier le travail à la joie… Pas très français.

 

Et pourtant la tendance est au changement de carrière, plus lors de la fameuse crise de la quarantaine, mais de plus en plus tôt : on se remet en question, on a envie de donner du sens à ce que l’on fait.

 

Chacun, selon les Japonais, a un voire parfois plusieurs ikigai cachés. Leur révélation exige une longue investigation sur soi, c’est une recherche de l’ordre de l’intuition plus qu’intellectuelle bien sûr puisqu’il s’agit surtout de le sentir.

 

Une telle quête est considérée comme essentielle, puisqu’on pense que la découverte de son ikigai apporte la satisfaction et du sens à sa vie. En particulier dans la culture Okinawa où l’ikigai est perçu comme une raison de se lever le matin. D’après Dan Buettner, auteur américain travaillant pour National Geographic, l’ikigai serait, au delà de leur régime très connu, une des raisons de la fameuse longévité des Japonais dans cette région.

 

En effet se lever heureux et se remplir de joie par le travail que l’on va accomplir cela fait rêver.

 

Alors comment trouver votre/vos ikigai ? En vous posant les quatre questions fondamentales du moins pour trouver votre voie pro, car l’ikigai peut aussi être une personne, votre famille, vos enfants.

  • Qu’est ce que j’aime ? Quelles sont mes passions ? Mes valeurs ?
  • Quels sont mes talents ? Mes dons ?
  • De quoi le monde a-t-il besoin ?
  • Qu’est ce qui peut me rapporter de l’argent ?

 

Ce que vous aimez, la question peut sembler simpliste mais on se la pose si peu, et on prend si peu le temps d’y répondre honnêtement qu’en fin de compte elle est plus complexe qu’il n’y parait. Un excellent moyen de trouver un début de réponse est de vous replonger en enfance et de repenser à ce qui vous animait très jeune, avant que l’on vous dise que c’est inutile ou impossible. Une autre piste : penser aux activités qui vous font vous sentir vivant, celles qui font défiler les heures comme des secondes.

 

Pour trouver vos talents il faut regarder du côté des compliments que l’on vous fait souvent, c’est une bonne piste. Observez aussi ce que vous faites avec une grande facilité mais qui parait complexe voire impossible aux autres. On a tendance à sous estimer ou à ne même pas remarquer nos talents tant ils nous semblent évidents et faciles, soyez vigilents.

 

Ce dont le monde a besoin, l’info est peut être plus simple à trouver, reste à faire coïncider la réponse avec ce que vous êtes capable d’apporter.

 

Ce qui peut vous rapporter de l’argent, c’est l’aspect le moins fun de la question mais qui reste essentiel. Rassurez vous généralement quand vous aimez faire quelque chose pour lequel vous avez du talent et dont le monde a besoin, il est rarissime que cela ne soit pas rémunérateur, reste à trouver comment, et là il faut parfois faire preuve de créativité et de débrouillardise, mais c’est une autre histoire.

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