Histoire de fesses indienne

J’ai tellement hésité à poster mon #metoo que j’ai raté le coche. Les histoires de mes amies, mes connaissances, mes contacts professionnels m’ont tellement choquée, par leur nombre, par le fait que même les plus proches n’avaient rien dit, parfois un vague sous entendu, clairement il y a un genre d’omerta, mais le pire,le plus bouleversant pour moi, c’était leur violence. A côté les miennes c’est du pipi de chat.  Le pipi de chat ça pue quand même, on est d’accord, mais bon j’ai tellement l’impression d’être chanceuse avec mes classiques – c’est quand même fou que ce soit aussi banal – : poursuites dans le métro, frottements même pas à l’heure de pointe, insultes, menaces, et « ami » beaucoup trop pressé.

Ce sujet je l’ai déjà abordé d’une autre façon. A ma manière, lors d’un voyage en Inde. J’étais tellement choquée de la condition de la femme là bas, du nombre délirant d’agressions, un viol toutes les 18 minutes dans le sud-est – et encore ce ne sont que les chiffres officiels, que je ne pouvais rester sans rien faire. Alors j’ai repris des images shootées pour des marques de lingerie ici à Paris et je les ai superposées avec des images de lieux sacrés photographiés lors d’un autre voyage sur les bords de la Yamuna.

Mon idée : mélanger dans les esprits le sacré et le corps de la femme. Ces photos ont été exposées dans une galerie à Pondichéry puis j’ai décidé suite aux réactions fortes rencontrées de les imprimer sur du papier et de les afficher partout où j’aurais le temps d’aller. Les coulisses de ma crise de street art féministe ici

Souvent j’affichais entre 5h et 6h du matin et à 7h mes affiches étaient déjà déchirées.

J’ai quand même l’impression d’avoir marqué le coup. Et même si sur les cinq villes et deux villages parcourus, les sept mille affiches posées je n’ai touché que mille hommes et que sur les mille seulement cent ont reçu le message je me dis que c’est déjà ça. Je pense au colibris, j’ai fait ma part.

Quand j’ai vu le mouvement #metoo et #balancetonporc je me suis dit : Il faudrait que je refasse une campagne dans cette veine à Paris. Seulement voilà je me heurte à quelques obstacles :

En Inde, surtout dans les petites villes, on voit très peu de corps de femme nus ou dénudés en affiche, ça attire donc le regard et ça marque. En France on a une pub de lingerie ou maillot de bain tous les trois mètres, et même pour le parfum les filles portent des micro robes quasi inexistantes. Donc à part du nu intégral à la limite du pornographique, et encore, je ne vois pas bien comment obtenir le même effet.

Autre gros doute, pour les Hindous, le sacré est partout et il est universel : certains fleuves sont sacrés, certains lieux sont sacrés et ils parlent à une grande majorité des gens toutes classes confondues. Ici je ne vois pas quel bâtiment ou paysage sacré je pourrais utiliser : si je choisis une religion pourquoi celle là plus qu’une autre ? Mixer les religions ? Ça mixerait le message il me semble. La république avec des photos de l’Elysée ? Je ne crois pas que grand monde la considère encore sacrée, peut être même pas respectable. La nature ? Qui la porte au rang de déesse à part une poignée d’écolos purs et durs et de bobos en quête de retour à la terre ? Là j’avoue que je sèche.

Alors je reviens sur mon voyage indien, sur ces photos sans grand intérêt artistique mais qui pour moi veulent dire beaucoup. Et j’espère en leur faisant refaire surface aujourd’hui qu’elle secoueront à nouveau un peu les consciences et que l’exotique aura un écho universel pour que le corps des femmes soit enfin respecté ici comme ailleurs.

Merci à Cedrik Verdure pour son soutien sans faille et son aide active,  merci aussi à Garance Rochoux Moreau d’avoir accepté que j’utilise des photos où elle apparait.

 

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Ikigai et mutlipotentialité

Plus on a de cordes à son arc plus il est complexe de savoir ce pourquoi on est fait.

Quand on est multipotentialiste, trouver son ikigai peut permettre de donner une cohérence, un fil rouge à un parcours en apparence chaotique.

On ne panique pas, trouver son ikigai ne veut pas dire que vous n’allez plus faire qu’une seule chose dans votre vie, bien au contraire, vous allez être bien plus libre encore d’explorer de nouveaux domaines et de nouvelles compétences que vous pourrez assumer plus ouvertement car vous saurez pourquoi vous agissez.

Ikiga c’est à la fois la raison d’être mais aussi la joie de vivre, trouver son ikigai c’est trouver pourquoi on se lève le matin, c’est sortir du mode robot et vivre pleinement.

Alors comment trouver sa joie de vivre, sa raison d’être puisque c’est ce que signifie le mot ikigai en japonais ? En apprenant à se connaître.

On voudrait savoir tout de suite en réfléchissant cinq minutes. En réalité on le trouve quand on prend enfin le temps de se poser les bonnes question et qu’on arrête de se mettre la pression.

Quelques questions à se poser pour commencer à ouvrir votre réflexion :

  • Qu’est ce qui compte le plus pour vous dans la vie ? Quelles sont vos valeurs ? Pour les trouver, cherchez du côté de ce qui vous révolte dans le monde
  • Quelles sont les activités que vous adorez pratiquer ? Et parmi celles ci celles dans lesquelles vous êtes (sans fausse modestie) doué et expérimenté ?
  • Auprès de quel public êtes vous à l’aise ? Les femmes ? Les enfants ? Les personnes âgées ? Les dirigeants ? Vous pouvez être attiré par plusieurs sortes de public différents, listez les quand même.
  • Comment pourriez vous concrètement changer les choses dans le monde ? Quelle contribution avez vous envie d’apporter (si vous en avez envie, vous en êtes capable) ?
  • Si vous étiez un super héros, quel serait votre super pouvoir ? Et quelle serait votre mission ?

Ces premières questions peuvent vous donner un début de sens. Bien sûr il faut affiner mais c’est un bon début, vous avez la base, à vous de jouer !

 

 

Comment s’orienter après le Bac quand on est multipotentialiste

Mille choses vous attirent mais rien de précis ? Plein de jobs vous semblent intéressants mais l’idée d’en choisir un seul est déprimante ?

Bonne nouvelle vous êtes multipotentialiste.

C’est à dire que contrairement aux spécialistes qui se passionnent pour un seul sujet toute leur vie, vous avez plein de centres d’intérêt différents et pourrez exercer plein de jobs.

Alors comment choisir les bonnes études ? Règle numéro un prendre son temps : Se précipiter dans des études inappropriées est contre-productif. En Norvège traditionnellement les jeunes ont une année sabbatique après le bac pour réfléchir, voyager, mieux se connaître. L’orientation des jeunes est une réussite. 80% continuent dans la voie qu’ils ont choisi. En France on a peur de perdre du temps et on se lance vite dans des études qui semblent « raisonnables ». Résultat 86% d’échec sur l’orientation.

Pour trouver la meilleure orientation possible quand on a mille idées il faut :

  • Se reconnecter avec soi même, et pas avec ce que les profs, les parents, les amis attendent
  • Aller voir ailleurs ce qui se fait, voyager longtemps, pas forcément très loin, avec peu de moyens pour se mêler à la vie locale réelle
  • Prendre du temps pour soi, apprendre à se connaître
  • Tenir un journal introspectif pour y voir plus clair
  • Regarder des conférences en ligne sur les sujets les plus intéressants, les conférences TED sont faciles d’accès et innovantes
  • Se détacher de ce que disent et pensent les autres
  • Rencontrer des pros des métiers qui semblent les plus attirants pour être dans le concret et faire le tri entre fantasme et réalité
  • Lister les personnes que l’on admire et en chercher les raisons
  • Lister les jobs qui nous font rêver – même s’il y en a plein et qu’ils n’ont aucun lien entre eux, même si on pense n’avoir ni les capacités ni la persévérance pour les exercer – et trouver ce qui nous intéresse dans ces jobs

Si après avoir exploré toutes ces pistes vous n’y voyez toujours pas plus clair, faire le point avec un pro. Je propose des consultations d’orientation professionnelle et je suis spécilisée dans les multipotentialistes. Ayant moi même exercé plus de 30 métiers différents, je peux vous aider à trouver un fil rouge à vos choix et à déterminer les études les plus appropriées.

Comment connaître mes talents ?

On a tous des talents très différents et très variés.

La limite de ces talents c’est que très souvent on ne les reconnaît pas.

Si quand on vous fait un compliment vous dites souvent :

  • Oh non mais c’était très facile
  • Tu sais tu pourrais le faire toi aussi
  • J’ai eu beaucoup de chance
  • Ça ? Oh c’est rien

Ou autres répliques dévalorisantes c’est très probablement que vous n’avez pas conscience de vos talents.

Comment savoir quels sont vos talents ?

Voici un petit exercice qui peut vous aider :

Listez sur une feuille blanche les 5 choses sur lesquelles on vous complimente le plus souvent

Puis listez les 5 situation les plus difficiles que vous avez réussi à surmonter : quelles ont été les qualités que vous avez mis en oeuvre ?

Et enfin faite une longue liste de tout ce que vous savez faire. Peu importe la valeur que vous y accordez, mettez tout du fait de savoir recoudre un bouton, au super pot-au-feu qui fait le bonheur de vos proches en passant par consoler vos copines déprimées ou même faire des grimaces qui font rire les enfants.

Prenez ensuite le temps de relire vos listes et essayez de voir ce qui revient : ce sont vos dons, vos talents principaux. Leur combinaison et votre façon de les utiliser fait de vous un être unique et irremplaçable, le monde a besoin de vos talents : utilisez les !