Et si on arrêtait de se contorsionner ?

Se contorsionner pour réussir, c’est ce que l’on nous demande de faire la plupart du temps. Et on croit que c’est une bonne idée.

On pense qu’il faut faire des efforts, se plier, accepter l’inacceptable pour réussir. Mais qu’est ce que réussir ? Etre au top d’un métier usant qui nous prend notre temps et notre bonne humeur ?

Pendant des années j’ai essayé de rentrer dans le moule, d’être comme je pensais qu’il fallait être pour qu’on m’accepte, pour  y arriver. Ça a marché d’une certaine manière puisque j’ai réussi une carrière de blogueuse mode entre autres. Au détail près que ce n’était pas mon rêve, j’ai accompli le rêve de quelqu’un d’autre à force de me plier dans tous les sens pour devenir une personne admirable, intéressante, parce que bon moi en vrai pfff aucun intérêt. Une gym épuisante : renier mes vraies envies, mes valeurs, faire semblant.

J’exagère ? Vous n’êtes pas comme ça vous ? Vous n’avez jamais prétendu être ultra dynamique à un entretien alors qu’en vrai vous êtes un peu au ralenti ? Ou raconté que vous adoriez les tâches administratives alors que vous préféreriez vous pendre plutôt que de passer une heure à mettre vos papiers en ordre ?

J’ai une bonne nouvelle pour vous : c’est grave. Oui c’est ce mensonge que tout le monde raconte qui nous rend la vie impossible. Il faut souffrir pour mériter, ce qui fait plaisir ne paie pas, c’est bidon. Là vous allez me dire mais où est la bonne nouvelle ? Eh bien c’est qu’il ne tient qu’à vous de dire STOP.

Toute cette gym est inutile. Oui vous avez bien lu. INUTILE, vous vous épuisez pour rien, alors qu’ailleurs sans efforts vous seriez en plein flow. Vous avez le droit d’exister en tant que vous même. Mieux c’est pour ça que vous êtes là. Laissez le job de boulangère à celle qui aime pétrir la pâte, le poste de it girl à celle qui aime se faire prendre en photo et admirer H24 et cherchez le job que vous feriez naturellement, sans devoir changer, sans prétendre que vous aimez ce que  vous détestez en cachette, sans remettre en question qui vous êtes, juste loyal envers vous même.

 

Mon programme Ikigai traduit en 7 langues

Il y a deux ans à la même date j’ai rendu le dernier chapitre de mon livre de développement personnel qui permet de trouver son Ikigai. C’est un programme de douze semaines qui propose de se poser des questions fondamentales, de faire le tri entre ce qui nous appartient et ce que l’on croit vouloir, d’y voir plus clair sur ses motivations profondes. « Mon programme ikigai » est paru en février 2018 chez Marabout existe maintenant en poche et traduit en 7 langues : Espagnol, italien, russe, vietnamien, anglais, néerlandais, et allemand.

Mon programme Ikigai traduit en russe

 

Ce programme est l’aboutissement de mes recherches et de mon travail de coach et hypnothérapeute.

 

 

 

 

Mouvement #meetoo, condition féminine en Inde, ma petite contribution

J’ai tellement hésité à poster mon #metoo que j’ai raté le coche. Les histoires de mes amies, mes connaissances, mes contacts professionnels m’ont tellement choquée, par leur nombre, par le fait que même les plus proches n’avaient rien dit, parfois un vague sous entendu, clairement il y a un genre d’omerta, mais le pire,le plus bouleversant pour moi, c’était leur violence. A côté les miennes c’est du pipi de chat.  Le pipi de chat ça pue quand même, on est d’accord, mais bon j’ai tellement l’impression d’être chanceuse avec mes classiques – c’est quand même fou que ce soit aussi banal – : poursuites dans le métro, frottements même pas à l’heure de pointe, insultes, menaces, et « ami » beaucoup trop pressé.

Ce sujet je l’ai déjà abordé d’une autre façon. A ma manière, lors d’un voyage en Inde. J’étais tellement choquée de la condition de la femme là bas, du nombre délirant d’agressions, un viol toutes les 18 minutes dans le sud-est – et encore ce ne sont que les chiffres officiels, que je ne pouvais rester sans rien faire. Alors j’ai repris des images shootées pour des marques de lingerie ici à Paris et je les ai superposées avec des images de lieux sacrés photographiés lors d’un autre voyage sur les bords de la Yamuna.

Mon idée : mélanger dans les esprits le sacré et le corps de la femme. Ces photos ont été exposées dans une galerie à Pondichéry puis j’ai décidé suite aux réactions fortes rencontrées de les imprimer sur du papier et de les afficher partout où j’aurais le temps d’aller. Les coulisses de ma crise de street art féministe ici

Souvent j’affichais entre 5h et 6h du matin et à 7h mes affiches étaient déjà déchirées.

J’ai quand même l’impression d’avoir marqué le coup. Et même si sur les cinq villes et deux villages parcourus, les sept mille affiches posées je n’ai touché que mille hommes et que sur les mille seulement cent ont reçu le message je me dis que c’est déjà ça. Je pense au colibris, j’ai fait ma part.

Quand j’ai vu le mouvement #metoo et #balancetonporc je me suis dit : Il faudrait que je refasse une campagne dans cette veine à Paris. Seulement voilà je me heurte à quelques obstacles :

En Inde, surtout dans les petites villes, on voit très peu de corps de femme nus ou dénudés en affiche, ça attire donc le regard et ça marque. En France on a une pub de lingerie ou maillot de bain tous les trois mètres, et même pour le parfum les filles portent des micro robes quasi inexistantes. Donc à part du nu intégral à la limite du pornographique, et encore, je ne vois pas bien comment obtenir le même effet.

Autre gros doute, pour les Hindous, le sacré est partout et il est universel : certains fleuves sont sacrés, certains lieux sont sacrés et ils parlent à une grande majorité des gens toutes classes confondues. Ici je ne vois pas quel bâtiment ou paysage sacré je pourrais utiliser : si je choisis une religion pourquoi celle là plus qu’une autre ? Mixer les religions ? Ça mixerait le message il me semble. La république avec des photos de l’Elysée ? Je ne crois pas que grand monde la considère encore sacrée, peut être même pas respectable. La nature ? Qui la porte au rang de déesse à part une poignée d’écolos purs et durs et de bobos en quête de retour à la terre ? Là j’avoue que je sèche.

Alors je reviens sur mon voyage indien, sur ces photos sans grand intérêt artistique mais qui pour moi veulent dire beaucoup. Et j’espère en leur faisant refaire surface aujourd’hui qu’elle secoueront à nouveau un peu les consciences et que l’exotique aura un écho universel pour que le corps des femmes soit enfin respecté ici comme ailleurs.

Merci à Cedrik Verdure pour son soutien sans faille et son aide active,  merci aussi à Garance Rochoux Moreau d’avoir accepté que j’utilise des photos où elle apparait.

 

Ikigai et mutlipotentialité

Plus on a de cordes à son arc plus il est complexe de savoir ce pourquoi on est fait.

Quand on est multipotentialiste, trouver son ikigai peut permettre de donner une cohérence, un fil rouge à un parcours en apparence chaotique.

On ne panique pas, trouver son ikigai ne veut pas dire que vous n’allez plus faire qu’une seule chose dans votre vie, bien au contraire, vous allez être bien plus libre encore d’explorer de nouveaux domaines et de nouvelles compétences que vous pourrez assumer plus ouvertement car vous saurez pourquoi vous agissez.

Ikiga c’est à la fois la raison d’être mais aussi la joie de vivre, trouver son ikigai c’est trouver pourquoi on se lève le matin, c’est sortir du mode robot et vivre pleinement.

Alors comment trouver sa joie de vivre, sa raison d’être puisque c’est ce que signifie le mot ikigai en japonais ? En apprenant à se connaître.

On voudrait savoir tout de suite en réfléchissant cinq minutes. En réalité on le trouve quand on prend enfin le temps de se poser les bonnes question et qu’on arrête de se mettre la pression.

Quelques questions à se poser pour commencer à ouvrir votre réflexion :

  • Qu’est ce qui compte le plus pour vous dans la vie ? Quelles sont vos valeurs ? Pour les trouver, cherchez du côté de ce qui vous révolte dans le monde
  • Quelles sont les activités que vous adorez pratiquer ? Et parmi celles ci celles dans lesquelles vous êtes (sans fausse modestie) doué et expérimenté ?
  • Auprès de quel public êtes vous à l’aise ? Les femmes ? Les enfants ? Les personnes âgées ? Les dirigeants ? Vous pouvez être attiré par plusieurs sortes de public différents, listez les quand même.
  • Comment pourriez vous concrètement changer les choses dans le monde ? Quelle contribution avez vous envie d’apporter (si vous en avez envie, vous en êtes capable) ?
  • Si vous étiez un super héros, quel serait votre super pouvoir ? Et quelle serait votre mission ?

Ces premières questions peuvent vous donner un début de sens. Bien sûr il faut affiner mais c’est un bon début, vous avez la base, à vous de jouer !

 

 

Comment s’orienter après le Bac quand on est multipotentialiste

Mille choses vous attirent mais rien de précis ? Plein de jobs vous semblent intéressants mais l’idée d’en choisir un seul est déprimante ?

Bonne nouvelle vous êtes multipotentialiste.

C’est à dire que contrairement aux spécialistes qui se passionnent pour un seul sujet toute leur vie, vous avez plein de centres d’intérêt différents et pourrez exercer plein de jobs.

Alors comment choisir les bonnes études ? Règle numéro un prendre son temps : Se précipiter dans des études inappropriées est contre-productif. En Norvège traditionnellement les jeunes ont une année sabbatique après le bac pour réfléchir, voyager, mieux se connaître. L’orientation des jeunes est une réussite. 80% continuent dans la voie qu’ils ont choisi. En France on a peur de perdre du temps et on se lance vite dans des études qui semblent « raisonnables ». Résultat 86% d’échec sur l’orientation.

Pour trouver la meilleure orientation possible quand on a mille idées il faut :

  • Se reconnecter avec soi même, et pas avec ce que les profs, les parents, les amis attendent
  • Aller voir ailleurs ce qui se fait, voyager longtemps, pas forcément très loin, avec peu de moyens pour se mêler à la vie locale réelle
  • Prendre du temps pour soi, apprendre à se connaître
  • Tenir un journal introspectif pour y voir plus clair
  • Regarder des conférences en ligne sur les sujets les plus intéressants, les conférences TED sont faciles d’accès et innovantes
  • Se détacher de ce que disent et pensent les autres
  • Rencontrer des pros des métiers qui semblent les plus attirants pour être dans le concret et faire le tri entre fantasme et réalité
  • Lister les personnes que l’on admire et en chercher les raisons
  • Lister les jobs qui nous font rêver – même s’il y en a plein et qu’ils n’ont aucun lien entre eux, même si on pense n’avoir ni les capacités ni la persévérance pour les exercer – et trouver ce qui nous intéresse dans ces jobs

Si après avoir exploré toutes ces pistes vous n’y voyez toujours pas plus clair, faire le point avec un pro. Je propose des consultations d’orientation professionnelle et je suis spécilisée dans les multipotentialistes. Ayant moi même exercé plus de 30 métiers différents, je peux vous aider à trouver un fil rouge à vos choix et à déterminer les études les plus appropriées.

Comment connaître mes talents ?

On a tous des talents très différents et très variés.

La limite de ces talents c’est que très souvent on ne les reconnaît pas.

Si quand on vous fait un compliment vous dites souvent :

  • Oh non mais c’était très facile
  • Tu sais tu pourrais le faire toi aussi
  • J’ai eu beaucoup de chance
  • Ça ? Oh c’est rien

Ou autres répliques dévalorisantes c’est très probablement que vous n’avez pas conscience de vos talents.

Comment savoir quels sont vos talents ?

Voici un petit exercice qui peut vous aider :

Listez sur une feuille blanche les 5 choses sur lesquelles on vous complimente le plus souvent

Puis listez les 5 situation les plus difficiles que vous avez réussi à surmonter : quelles ont été les qualités que vous avez mis en oeuvre ?

Et enfin faite une longue liste de tout ce que vous savez faire. Peu importe la valeur que vous y accordez, mettez tout du fait de savoir recoudre un bouton, au super pot-au-feu qui fait le bonheur de vos proches en passant par consoler vos copines déprimées ou même faire des grimaces qui font rire les enfants.

Prenez ensuite le temps de relire vos listes et essayez de voir ce qui revient : ce sont vos dons, vos talents principaux. Leur combinaison et votre façon de les utiliser fait de vous un être unique et irremplaçable, le monde a besoin de vos talents : utilisez les !

 

Comment votre absence de passion vous rend passionnant

Si comme moi vous vous intéressez et aimez faire plein de choses qui n’ont souvent aucun lien les unes avec les autres — dans mon cas, entre autres : danser dans l’eau, la sculpture italienne, la naturopathie, les théories d’Alice Miller, les romans initiatiques, le cinéma israélien, les jeux de société, le pilates, la gastronomie française, la musique indienne, le tarot de Marseille, l’artisanat, le minimalisme, etc. Cette liste est sans fin puisque j’en découvre chaque jour.

Si rien ne retient votre attention très longtemps, mais tout vous intéresse.

Si comme moi vous avez eu un mal fou à savoir ce que vous vouliez faire quand vous serez plus grand.

Ou plutôt vous avez tout voulu faire : Pilote d’avion, chanteuse de cabaret, restaurateur, artiste peintre, chercheur en anthropologie, psychologue, directeur de cabinet ministériel, chauffeur d’ambassade et j’en passe.

Si comme moi vous n’arrivez toujours pas à vous en tenir à un seul métier, ni même un seul domaine.

Et ça vous donne l’impression de ne pas avoir de but dans la vie.

Vous êtes probablement aussi un multipotentialiste

Le genre humain est complexe, il y a les introvertis et les extravertis, de la même manière il y a les spécialistes, ceux qui ont une passion, une seule et qui y consacrent toute leur existence, et les multipotentialistes qui ont un besoin vicéral de nouveauté.

Apprendre l’existence de cette façon d’être, me rendre compte que je n’étais pas la seule, bien au contraire m’a libérée.

Non je n’étais pas inconstante, dilettante, et trop légère comme on a pu me le faire croire.

Non je n’étais pas obligée de choisir, bien au contraire je pouvais nourrir mes différentes envies les unes avec les autres.

Créer du lien là où personne n’en avait vu avant.

Comme par exemple quand j’ai fusionné mes photos de lingerie et mes photos de lieux sacrés pour coller des affiches revendiquant le sacré de la féminité en Inde.

Ou quand j’ai fait barouder mes Louboutin sur des chemins improbables lors de mes voyages.

Ou encore quand j’ai proposé à une ONG indienne de donner une direction artistique à sa ligne de vêtements pour mieux les vendre à l’international.

Imaginer des solutions, créer de nouvelles façons de faire, oser mixer l’improbable, c’est ce que peuvent apporter les multipotentialistes en travaillant avec des spécialistes.

Non il n’y a pas que les spécialistes qui soient pertinents et intéressants, je pouvais moi aussi apporter ma pierre à l’édifice. Un soulagement que j’aimerais partager avec tous ceux qui souffrent du syndrôme de l’impossibilité de choisir.

Arrêtez de vouloir choisir. Arrêtez de vous censurer. Laissez vous la liberté de faire tout ce qui vous met en joie.

Oui tout ! De sirène à tarologue, d’animatrice radio à guide touristique, de styliste à photographe, dès que j’ai suivi ce qui me faisait follement envie j’ai accompli des choses merveilleuses.

Prenez la joie comme boussole, arrêtez d’écouter les autres ou votre peur et lancez vous sur votre chemin de vie, plus il sera personnel, plus votre contribution au monde sera intéressante, foncez !