Ateliers addict

En avril dernier je me balade de lien en lien et je tombe sur un texte de François Meyronnis qui m’interpelle : Il raconte le paradoxe auquel il a du faire face en écrivant son roman « Tout autre », celui de la difficulté à décrire son étrangeté dans une langue qui parle à tous.  Moi qui me suis toujours sentie à côté de la plaque, ça m’interpelle. Je m’aperçois que ce texte est la présentation d’un atelier d’écriture proposé par » Les Mots ». L’atelier est toujours d’actualité puisqu’il commence trois jours plus tard et par miracle il n’est pas complet.  Je ne me méfie pas, je m’inscris. Beaucoup par curiosité,, un peu pour changer d’air, je commence à me lasser du milieu du feel good, coachs du bonheur, profs de yoga et autres naturopathes, je les adore mais j’ai besoin de littérature, de gens un peu torturés, de fréquenter des personnes en quête de quelque chose d’indéfinissable.

Je lis Meyronnis quelques jours avant l’atelier, je me prends de passion pour « Tout autre » et j’ai peur. Cet écrivain publié chez Gallimard, cet homme à la plume acerbe qui trouve sans cesse le mot juste va me donner son avis sur mes textes. Moi qui n’ai encore rien écrit de « littéraire ». Vais-je être ridicule ? Va-t-on se moquer de moi ? Vais-je simplement pouvoir écrire quoi que ce soit ? Dès le premier rendez-vous je suis rassurée. Non seulement sa proposition est incroyablement inspirante mais en plus il adore mon texte. Mon tout premier.  Je suis donc capable d’écrire autre chose qu’un guide pratique ou un article de blog. Bonne nouvelle. Chacune des sessions me permet de produire un texte, d’en tester les effets sur le groupe et avoir un retour de cet écrivain que j’admire, moments précieux.

En novembre, je prends une place pour l’atelier de Diane Brasseur, il me faut une femme pour pouvoir m’identifier. Une femme d’un âge proche du mien pour réaliser que c’est possible. Diane me montre la voie de la simplicité, m’apprends à épurer mes textes, ne dire que l’essentiel.  A ses côtés je fais des pas de géant.

En parallèle je suis l’atelier de Yannick Haenel qui propose de voir l’écriture comme un voyage initiatique, comment résister ? Il ne me reste plus qu’une séance avec lui la semaine prochaine, je ne sais pas comment je vais me remettre de cet arrêt, comment je vais me passer de ces moments de grâce où il nous lit un passage de roman qui l’inspire, une lettre dans une correspondance qu’il chérit.

Consciente de mon addiction mais incapable de me sevrer pour le moment, je commence l’atelier de Chloé Delaume sur l’autofiction vendredi et j’ai peur comme si c’était le tout premier. C’est grave doc ?

 

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2 réflexions sur “Ateliers addict

  1. Christine

    Bonjour,
    Vous dites « la balle est dans leur camp. » la preuve semble faite qu’il ne s’agit pas d’une balle ; -)
    Il est plutôt question de motivation.
    Quoiqu’il en soit, relancer semble judieux, non ?
    Belle journée
    Christine

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