De la difficulté de faire des choix

La période que je traverse est étonnante. En réalité il ne se passe pas grand chose. J’écris mes livres de développement personnel, je suis au sixième chapitre de ma bande-dessinée sur l’éducation bienveillante, j’écris des articles pour un site de gastronomie et culture française, et je travaille mon roman. Mes journées sont souvent très calmes en apparence. Le « high-light » se situe dans mes escapades shopping à la ressourcerie, ou bien le soir quand je retrouve mes bébés. Bref rien de fou. Et pourtant je suis épuisée.

Alors oui, mes deux fulbulus y sont sûrement pour quelque chose, mais je sens que beaucoup d’énergie se perd dans une dimension qui m’échappe. C’est comme si mon livre s’écrivait tout seul, quelque part dans ma tête. Certains jours, je me réveille et j’ai un texte. Je ne sais pas où il va, ni à quoi il correspond, quand j’ai un papier sous la main je l’écris, je me dis que je verrai bien. Résultat j’ai plein de petits bouts de machins, d’histoires apparemment sans lien, de tranches de vie qui commencent peu à peu à se rejoindre.

Tout ça pourrait être merveilleux, mon livre s’écrit tout seul et j’ose m’en plaindre ? Oui mais voilà venu le temps des décisions. Ouh que je n’aime pas ça. Choisir c’est renoncer. A quoi vais-je renoncer ? Au « Elle » ou au « Je » ? Incapable de prendre cette décision j’ai déjà rédigé un tiers du livre que j’ambitionne d’écrire avec chacune des versions et je ne sais toujours pas quelle est la bonne.

Vous faites comment pour prendre vos grandes décisions ? Généralement j’y vais à l’intuition mais là soit elle est muette, soit je suis sourde. Liste de pour et contre ? hum… Qui dit mieux ?

Une réflexion sur “De la difficulté de faire des choix

  1. Je n’ai jamais publié comme vous, je suis loin d’avoir votre beau parcours… Mais lorsque j’ai écris une histoire il y a quelques années, j’ai fait comme vous, j’ai attendu que les petites trames personnelles s’écrivent toutes seules sur des petits bouts de rien, puis que le lien se tisse entre elles, un peu toutes seules, un peu dans ma tête, un peu dans mon cœur. Je n’ai pas trop renoncé, je voulais que tout coexiste, je ne voulais pas choisir, c’était douloureux. Peut-être n’est-on pas obligé de choisir finalement…Lorsque ça fait tellement mal, peut-être faut-il simplement laisser faire, laisser être? Et englober le « Elle », et le « Je » dans une jolie trame que vous saurez tisser au fil des jours dans le creux de vos bras?
    Bon courage Caroline, douce écriture à vous.

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